Ces herbicides furent utilisés pour défolier les forêts, empêcher les vietcongs de se cacher, de détruire leurs récoltes, mais aussi afin de dégager les abords des installations militaires américaines pour y prévenir les attaques.

Près de 65 % des herbicides utilisés, dont le plus connu est l'Agent orange, contenaient de l'acide trichlorophénoxyacétique contaminé à des degrés divers par une dioxine de type TCDD, une molécule capable d'induire des mutations génétiques.

Selon les dernières estimations, de 2,1 à 4,8 millions de vietnamiens ont été directement exposés aux herbicides entre 1961 et 1971, auxquels il faut rajouter un nombre inconnu de cambodgiens, de laotiens, de civils et militaires américains, et de leurs divers alliés australiens, canadiens, néo-zélandais, sud-coréens.

La dioxine étant une molécule très stable, elle tend à rester très longtemps dans l'environnement. Les concentrations se révèlent donc extrêmement importantes dans les graisses animales, contaminant ainsi toute la chaîne alimentaire. Aussi, même des enfants vietnamiens nés plusieurs années après la fin de l'épandage en présentent des taux élevés dans l'organisme. Les conséquences de cette accumulation sont nombreuses : cécité, diabète, cancers de la prostate et du poumon, malformations congénitales.



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